Solidarité avec les Brésiliens et les camarades anti-F(IF)A – Appel au boycott

Publié le par Comité d'Action Révolutionnaire de Tours

Depuis 2005, les prix ont augmenté de 55% au Brésil, particulièrement ceux des transports publics et du logement. C'est d'ailleurs la hausse du ticket de bus à Sao Paulo qui a déclenché les premières manifestations il y a un an.

 

Les dépenses pharaoniques de l'événement (surtout comparées aux précédentes éditions) paraissent donc très indécentes. On estime que la Coupe du monde brésilienne va coûter, au total, 10,3 milliards d'euros, soit presque trois fois plus que l'édition allemande en 2006 et près de quatre fois plus que le Mondial sud-africain de 2010.

 

De plus, les expulsions forcées et sans relogement des habitants des Favelas se sont multipliées (à l’instar des jeux de Sotchi en Russie) et des exécutions ont eu lieu sous couvert d’actions contre la pègre présente dans les Favelas.

 

Mais ce n’est pas tout : Brasilia a dû voter la "loi générale de la Coupe", qui dédouane la Fifa de toute responsabilité et préserve les sponsors de la Coupe du monde. Mais les vrais protégés de la Fifa avec cette « Lei geral da Copa » controversée, ce sont ses sponsors. Fini l’interdiction de boire de l’alcool dans les stades brésiliens, la Fifa veut préserver ses relations avec un de ses plus gros sponsors, Anheuser-Busch, qui fabrique la bière Budweiser. La fédération a également assuré de gros cadeaux aux entreprises engagées dans l’organisation de la compétition et a réussi à mettre la libre-concurrence entre parenthèses le temps de la compétition. Elle se réserve le privilège de toute activité commerciale sur certains produits aux abords des stades. Les 300.000 vendeurs installés dans un périmètre de 2km autour des stades devront baisser leurs rideaux s’ils ont l’intention de vendre des produits de sponsors de la Fifa.

 

Pour juger les Brésiliens irrespectueux de la loi, l’instance internationale de football a bien l’intention de créer des tribunaux d'exception, comme cela a été le cas en Afrique du Sud, totalement anticonstitutionnels dans un pays qui assure l’égalité de ses citoyens devant la justice. Pourtant, le Tribunal fédéral suprême a débouté une action contre la Loi générale de la Coupe. La Fifa se dédouane par avance d’éventuels incidents : "Le gouvernement fédéral assumera la responsabilité" d’un incident "lié à la sécurité" et "objectivement attribué à la Fifa, à moins que la Fifa elle-même contribuera à cet incident".

 

Désormais, porter atteinte à l’image de la Fifa ou à ses sponsors est un crime fédéral (tout comme l’utilisation sans autorisation de l’image de la Coupe du monde). 42 employés de métro de São Paulo ont été licenciés après leur grève justement dans le cadre de cette loi. C’est aussi ainsi qu’à la veille de la Coupe du monde, le Brésil a fait le ménage chez les activistes anti-FIFA : 8 brésiliens ont été arrêtés à leurs domiciles. Les flics ont fouillés toutes les maisons mais aussi celle d'un avocat. En effet, parmi eux, une jeune fille (Elisa Quadros) est la principale témoin dans un procès contre deux policiers brésiliens accusés de falsifications de preuves en vue de faire accuser des manifestants lors des émeutes de l'année dernière. Deux des camarades inculpés (un black block et un RASH), eux, risquent d'être poursuivis dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale, ce qui signifie qu'ils risquent d'être accusés de terrorisme. Ce sont en tout 21 activistes qui sont recherchés.

 

Ici, ils passent juste pour des rabats-joie (cf. Michel Platini). Là-bas, ce sont des terroristes... Boycottons cette merde.

 

Solidarité avec tous ceux qui combattent le fascisme et le capitalisme sous toutes ses formes et notamment celles de la FIFA, cette organisation à « but non-lucratif ».

Lieu de détention des camarades arrêtés

Lieu de détention des camarades arrêtés

Publié dans Anti-répression, Brésil

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