Massacre palestinien

Publié le par Comité d'Action Révolutionnaire de Tours

Massacre palestinien

Les origines du regain de tension

Le 12 juin 2014, trois adolescents Juifs sont enlevés dans le secteur d'Hébron, le 30 juin, leurs cadavres sont retrouvés. L'armée israélienne (Tsahal) attribue l'enlèvement au Hamas, cependant on sait aujourd'hui que la culpabilité de l'organisation n'est même pas certaine. Puis entreprend des opérations de recherches qui se soldent par 580 arrestations, des biens palestiniens confisqués et le bouclage du secteur d'Hébron, ainsi que plusieurs morts.

Suite aux investigations extrêmement brutales de Tsahal, le Hamas entreprend des représailles contre Israël. Entre le 12 et le 20 juin, plus de 200 roquettes sont tirées sur le territoire israélien, Tsahal répond par des frappes d'aviation, qui ne font pas de victimes. Dans la matinée du 27 juin, quatre palestiniens dont un enfant de 11 ans sont blessés par Tsahal. Dans la nuit du 1er au 2 juillet, un Mohammed Abou Khdeir, palestinien de 16 ans est brûlé vif par trois israéliens d'extrême-droite.

Entre le 1er et le 8 juillet, le Hamas tire 276 roquettes en direction d'Israël, ce chiffre atteint plus de 1 500 au 20 juillet. De son côté, l’État Hébreu engage 200 raids aériens et touche plus de 750 cibles civiles.

 

Opération « Bordure protectrice »

L'opération « Bordure protectrice » débute le 8 juillet par les frappes aériennes en vue de « nettoyer » le terrain pour les chars Merkava. Ces frappes font plus de 240 victimes, en majorité civiles. Le 16 juillet, un navire de la marine israélienne bombarde, une digue du port de Gaza, tuant un enfant sur le coup, ses amis, qui se sont mis à courir sur la plage sont assassinés par un deuxième obus d'artillerie. Tsahal déclare avoir confondu les enfants avec des combattants du Hamas, considérant les systèmes de visée parmi les plus perfectionnés du monde, cette pseudo-excuse ne couvre en rien le meurtre délibéré dont Tsahal s'est encore une fois rendu coupable. De son côté, le Hamas poursuit ses tirs de roquette, envoyant 2 000 obus sur Israël entre le 8 et le 17 juillet.

Le 17 juillet, trois palestiniens sont tués dans des tirs de chars d'assaut israéliens. Le même jour, le premier ministre Netanyahou annonce le début de l'invasion terrestre de la Bande de Gaza. Cette opération inclut l'action coordonnée de la marine, l'aviation, l'infanterie, les services de renseignements et la cavalerie blindée (chars Merkava). Toutes ces armes pilonnent la Bande de Gaza avant d'intervenir.

Dans la nuit, Tsahal avance ses chars et son infanterie. A Rafah, les blindés tuent deux palestiniens dont un bébé de 5 mois. Le matin du 18 juillet, 19 palestiniens et un soldat de Tsahal sont morts. Dans la matinée, trois adolescents palestiniens sont tués par des tirs de chars d'assaut, Netanayahou annonce vouloir intensifier l'offensive. En fin de journée, 19 palestiniens sont morts sous les obus d'artillerie, dont 7 enfants. Le lendemain, deux soldats de Tsahal sont tués dans un échange de tirs avec le Hamas qui a réussi à s'infiltrer sur le territoire tenu par Israël.

Le 23 juillet, à l'est de Gaza, cinq palestiniens dont deux enfants sont tués par des chars israéliens. La Croix-Rouge annonce une suspension des combats dans deux zones de Gaza, des convois humanitaires circulent. Cinq palestiniens sont tués dans une frappe aérienne au nord de Gaza. A ce jour, d'après Tsahal, il y a eu 2 270 roquettes sur Israël.

Le 24 juillet, les frappes aériennes se poursuivent, tuant sept palestiniens. Au nord est de Gaza, un missile israélien tue quinze personnes et en blesse plus de 200 autres, en majorité des enfants et des membres de l'ONU. Les témoins évoquent 20 obus d'artillerie tirés sur l'école par des chars. Le Conseils des Droits de l'Homme des Nations Unies ouvre une enquête pour « crimes de guerre ». En Cisjordanie, des protestations éclatent de plus en plus violemment contre l'intervention à Gaza. Le 25 juillet, les heurts y font huit morts.

Le 27 juillet, 147 cadavres sont retirés des décombres à Gaza. Le total des victimes dépasse désormais 1 000. Le cessez-le-feu demandé ne dure que douze heures. Un obus du Hamas est intercepté par « Dôme de fer » et deux autres s'écrasent dans des zones inhabitées.

Le 28 juillet un tir de char d'assaut tue un enfant palestinien de 4 ans au nord de Gaza. En fin de journée, sept enfants palestiniens sont assassinés sur une aire de jeu par une frappe aérienne. Cinq soldats israéliens sont tués par un obus de mortier près de la frontière. La maison du dirigent du Hamas est détruite, il n'était pas présent lors de l'attaque.

Le 29 juillet, bombardements aériens et tirs d'artillerie se succèdent, la violence est inouïe, 26 palestiniens dont quatre enfants sont tué, treize autres palestiniens sont tués au nord de Gaza par des tirs d'artillerie. Cinq autres combattants palestiniens sont tués dans un tunnel par Tsahal. Cent cadavres sont retrouvés dans la journée. Dans la nuit, des obus s'abattent sur une école, faisant seize morts dont six enfants, 3 000 réfugiés se trouvaient dans l'école, Tsahal dit avoir répliqué à des tirs. La localisation de cet abri avait pourtant été donnée 17 fois aux autorités israéliennes.

Le 30 juillet, Israël annonce une trêve humanitaire sauf aux endroits où Tsahal est en opération. Sept palestiniens meurent lors d'une frappe aérienne, Tsahal cible un marché, assassinant 17 personnes et en blessant 150 autres.

Le 31 juillet, Tsahal mobilise 16 000 réservistes, ses  effectifs combattants montent désormais à 86 000, dans le même temps, 78 palestiniens sont tués. Netanyahou déclare " que son armée continuere "avec ou sans cessez-le-feu" à détruire les tunnels. La Bolivie a placée Israël sur sa liste "d'Etats terroristes". 

Le 1er août, un cessez-le-feu de 3 jours est conclu entre le Hamas et Israël, cependant des tirs d'artillerie tuent plusieurs (entre 4 et 8 selon les sources) palestiniens au sud de Gaza. En milieu de journée les combats se poursuivent, le bilan est d'une quarantaine de morts à 13h. Suite à l'enlèvement d'un soldat et à la mort de deux autres, Israël interrompt le cessez-le-feu.

Le 2 août, Israël bombarde très violemment Rafah afin d'empêcher le transfert de son officier prétenduemment capturé. Environ 180 personnes sont tuées en 24 heures. Ce jour est le plus lourd en terme de pertes humaines depuis le déclenchement de l'attaque terroriste d'Israël : 199 palestiniens morts.

Le 3 août, l'état-major annonce le redéploiement des forces en raison de la « destruction imminente des tunnels », évacuant par conséquent quelques villages à l'est. Le porte-parole du Hamas annonce que l'organisation poursuivra ses ripostes contre Tsahal. L'officier prétenduemment enlevé est finalement déclaré mort par Tsahal. L'artillerie poursuit cependant son pilonnage, au moins dix palestiniens ont été tués dans une école de l'ONU à Rafah, d'autres sont déclarés décédés dans la Bande de Gaza, sans plus de précisions. Environ soixante-dix roquettes sont tirées sur Israël. En début de journée, douze palestiniens sont tués.  A Rafah, dix palestiniens meurent dans le bombardement d'une école de l'ONU, Tsahal tente honteusement de se justifier : "trois terroristes du Djihad islamique auraient circulé en moto à proximité de l'école".

Le 5 août, un cessez-le-feu de 72 heures est conclu, il rentre en vigueur à partir de mardi, 8 heures. Tsahal procède au redéploiement de ses forces autour de la bande de Gaza en "position défensive". Nous pouvons nous interroger sur cette posture "défensive" : Israël ne redoute pas une attaque terrestre de la part des combattants palestiniens, leurs positions "défensives" ne sont certainement qu'une manière déguisée de rester sur place en attendant de lancer un prochain assaut. Le même jour, la secrétaire d'Etat aux Affaire étrangères britanniques démissionne en raison de la position de Londres qui soutient Israël.

Le 6 août, des négociations sont engagées eu Caire entre l4egypte et les Palestiniens. Le chef-adjoint du Hamas déclare que le cessez-le-feu ne sera pas prolongé.

Le 7 août, le porte-parole du Hamas demande la construction d'un port en Palestine et la "fin véritable de l'agression", ainsi que la "levée du siège". La fin du blocus maritime et terrestre, la réouverture des checks-points vers Israël et l'Egypte sont les principales demandes palestiniennes. Israël accepte l'idée d'une prolongation du cessez-le-feu  condition de la démilitarisation de la Bande de Gaza. 

Le 8 août, au matin, le Hamas, considérant les pourparlers comme un échec, reprend ses tirs de roquette. Ces tirs ne font aucune victime, cependant un soldat et un civil israéliens sont légérement blessés. En réponse, l'armée israélienne reprend ses frappes aériennes sur 51 cibles, faisant au moins cinq morts, dont un enfant de 10 ans. 

Le 9 août, Israël effectue de nombreuses frappes aériennes et tue cinq palestiniens dans un camp de réfugiés. Six roquettes sont tirées de la Bande de Gaza. Dix-sept palestiniens sont tués.

Le 10 août, les combats se poursuivent, la délégation palestinienne du Caire propose un cessez-leu-feu de 72 heures, accepté par Israël.  Vingt-quatre palestiniens sont tués.

Le 11 août, la trève est respectée, les négociations reprennent sous l'égide de l'Egypte. Une filette  palestinienne est tuée suite à un bombardement précédant le cessez-le-feu.

Le 12 août, les négociations sont qualifiées d'impasses par les deux partis.Un responsble israélien spécule sur la reprise prochaine des combats.

Le 13 août, des spécialistes palestiniens tentent de désamorcer un missile israéliens non-explosé. L'opération est un échec, le missile fait explosion. Cinq personnes meurent, dont trois palestiniens, un journaliste italien et un guide au service de l'AFP. Six autres personnes sont gravement blessées. Deux heures avant la fin de la trêve , une roquette part de la Bande de Gaza, le Hamas nie avoir ouvert le feu. Moins d'une heure avant la fin de la trêve, des médiateurs égyptiens snnoncent que la trêve est prolongée pour 5 jours. Les belligérants ne confirment pas cette information.

Le 14 août, dans la nuit, le cessez-le-feu n'étant pas certain, l'aviation israélienne mène quatre raids, la résistance tire six roquettes, puis deux après les raids. 

Entre le 14 et le 18 août, le cessez-le-feu se poursuit, néanmoins, on dénombre 11 morts du côté palestinien.

 

 

Le total de victimes au 18 aoûtest de 1 961 tués et probablement plus de 10 000 blessés du côté palestinien et de 68 morts dont 64 militaires du côté israélien.

Cet article sera régulièrement mis à jour

 

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